Je suis censée écrire une critique intelligente et suggestive sur mon dernier coup de coeur en lecture. A savoir le blog de
Marie-Christine Buffat.
Sauf que, chez moi, ce genre d’exercice est comme le saucisson, soit je l’abhorre, soit je l’adore : des fois, rien que l’odeur et j’ai la nausée, des fois c’est tranche sur tranche et on ne peut
plus m’arrêter. Attention, hein, c’est l’exercice critique qui me donne cet effet-là, pas le contenu des seringues, pompes et autres ganglions de la Piqûre. C’est bien parce que mes
réactions épidermiques aux textes de Marie sont plutôt de type « frissons longs » que « boutons rouges » que j’ai décidé de vous en causer.
Mais quand même, c’est dur aujourd’hui. En plus, je ne sais pas vraiment faire. Si je vous raconte que Marie est une pro des champignons et qu’elle est capable de sentir l’odeur d’un sureau en
plein Paris, j’ai un peu peur que vous l’imaginiez hallucinée (mais quelle idée de donner un tel nom à un blog et d'y parler champignons !). Et je ne pense pas qu'apprendre que ses fistons jouent
à se balancer dans les ronces ou qu’elle a rencontré un ange dans un train, va vous faire comprendre que si, si, sa tête a l’air d’être à peu près sur ses épaules.
Peut-être que je peux vous dire à quel point elle arrive à transmettre les émotions et les sensations ? Ah, mais ça je l’ai déjà fait : « frissons longs » j’ai dit plus haut. Bon, ça ne fait pas
de mal de le répéter après tout.
Donc les histoires de Marie font frisotter mes poils de bras. Ce qui, pour moi, est possible et agréable, en particulier parce qu'elle a aussi le bon goût de ne pas y ajouter les violons. Vous
savez, les point sur les « i » pour expliquer ce que le lecteur doit ressentir... et qui riment avec nunucheries. Pas de ça chez Marie.
Une piqûre et à vous de découvrir ce qu'il y avait dans la seringue.
Le blog de la Piqûre et autres démangeaisons ? ici
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