Dieu !... Que les
murs sont froids tout au long des impasses
Où n’arrive jamais le
sourire du soleil.
Des silhouettes
brumeuses, incertaines, y passent et repassent,
Sorties du fond de mes
nuits sans sommeil.
Mais les yeux, derrière
les fenêtres,
Traversent les rideaux et
percent les secrets.
Les sinistres corbeaux
peuvent poster leurs lettres,
Les cris de la misère
n’atteignent pas les fées.
Des larmes de sang,
parfois, aux pointes des couteaux.
Des larmes de givre,
aussi, posées sur les berceaux.
Des pieds nus sur l’asphalte et des manteaux troués.
Dieu !... Que les murs sont froids au fond de ces ruelles.
Dans ces espaces gris,
même les cœurs se gèlent.
Dieu !...Mais
pourquoi : Dieu ? Puisqu’il n’est jamais là…
Janine Laval (poème et illustration)
Petite histoire : Janine est l'une des habitants de l'Antre-Lire. Ce
texte y est "à paraître" mais d'autres s'y trouvent déjà...
Vous pouvez aussi aller admirer ses compositions visuelles ou poétique dans son Bric à Brac.
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