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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 08:37

 Dieu !... Que les
murs sont froids tout au long des impasses

Où n’arrive jamais le
sourire du soleil.

Des silhouettes
brumeuses, incertaines, y passent et repassent,

Sorties du fond de mes
nuits sans sommeil.



Mais les yeux, derrière
les fenêtres,

Traversent les rideaux et
percent les secrets.

Les sinistres corbeaux
peuvent poster leurs lettres,

Les cris de la misère
n’atteignent pas les fées.



Des larmes de sang,
parfois, aux pointes des couteaux.

Des larmes de givre,
aussi, posées sur les berceaux.

Des pieds nus sur l’asphalte et des manteaux troués.


Dieu !... Que les murs sont froids au fond de ces ruelles.



Dans ces espaces gris,
même les cœurs se gèlent.


Dieu !...Mais
pourquoi : Dieu ? Puisqu’il n’est jamais là…


Janine Laval (poème et illustration)


Petite histoire : Janine est l'une des habitants de l'Antre-Lire. Ce texte y est "à paraître" mais d'autres s'y trouvent déjà...

Vous pouvez aussi aller admirer ses compositions visuelles ou poétique dans son Bric à Brac.



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commentaires

laval 12/05/2008 21:47

Je dis un grand merci à Sandrine et Delphine. Je suis allée sur vos deux sites respectifs que j'ai beaucoup appréciés, mais je n'ai pas encore eu le temps de faire vraiment le tour, j'y retournerai

D.K. 11/05/2008 10:26

Bravo pour l'illustration et le poème. Il se trouve que je rend visite régulièrement à quelqu'un qui habite dans une impasse, et ce texte a eu une drôle de résonnance - je suis curieuse de voir quelles pensées me traverseront l'esprit la prochaine fois que j'irai là-bas...

sandrine 09/05/2008 20:28

Tristes et pauvres lambeaux humains rarement courageux, cachés derrière des rideaux floutant des fenêtres jamais aveugles, toujours muettes...