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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 13:26

Le Rêve de la Terre

Marie-Catherine Daniel


« L'anorexie mentale témoigne d'une anomalie inconsciente et profonde de l'équilibre affectif. Longtemps attribuée à des origines et des événements familiaux, notamment une perturbation de la relation avec la mère, elle est de plus en plus considérée comme une maladie des sociétés occidentales où la « minceur » fait figure d’idéal et de résistance aux tentations d’un monde d’abondance. Elle se caractérise par un refus de manger ou des vomissements provoqués volontairement, et peut alterner avec des crises de boulimie. Chez la jeune fille, elle s'accompagne d'une absence de règles et très couramment d’un intellectualisme à outrance. » Dictionnaire de la psychiatrie, 2003


Quand je suis rentrée de la fac, Maman avait déjà mis la table. Il était à peine dix-huit heures trente. Ma gorge s’est brutalement serrée. J’ai embrassé ma mère avec un sourire un peu crispé mais, le temps que j’aille déposer mes affaires dans ma chambre, j’avais retrouvé ma voix.

De retour à la cuisine, je me suis mise à préparer une salade de tomates. Aux noix et avec des oignons. J’ai raconté l’examen de philo : « La conscience de soi suppose-t-elle autrui ? ». Maman a voulu savoir le plan que j’avais fait. Comme d’habitude, elle l’a trouvé très bon. Comme d’habitude, j’ai essayé de lui faire comprendre que ce n’était pas vraiment le cas, que j’avais oublié de parler de Foucault et surtout de Descartes. Une dissertation sur la conscience, sans citer le fameux « Cogito ergo sum » ? J’étais sûre de ne même pas avoir la moyenne ! Evidemment, comme d’habitude, Maman n’a pas lâché le morceau et n’a pas manqué de me rappeler que la seule note en dessous de 14 qu’elle me connaisse est un 10,5 en sport en sixième. Elle croit qu’elle m’encourage, en fait, elle a toujours refusé que sa fille puisse rater quelque chose. Après l’épreuve des quatre heures de philo, cela aurait dû m’exaspérer mais je me suis plutôt sentie désespérée. Je n’ai pas eu la force d’essayer, une fois de plus, de la convaincre qu’un jour ou l’autre, j’aurai raison. Comment pourra-t-elle supporter le choc ?

Maman a fait cuire des pâtes. Elle a sorti du congélateur une barquette de bourguignon. « Je l’ai préparé ce matin. Pour fêter la fin de tes examens. ». Le ton enjoué avec lequel elle a dit ça, était si fêlé d’inquiétude que j’ai eu un haut-le-coeur. Je l’ai imaginée se levant après mon départ à la fac, toute flétrie et fatiguée du manque de sommeil après sa garde de la nuit. Pour me cuisiner un bourguignon. Mon plat préféré. Elle a dû commencer vers huit heures parce qu’elle sait qu’il doit mijoter au moins trois heures. Elle sait aussi que, ces temps-ci, je ne supporte guère les odeurs de cuisine : c’est pourquoi elle l’a congelé, et l’après-midi n’a pas été de trop pour aérer l’appartement.

Devant son sourire suppliant, je n’ai pas eu le courage d’argumenter qu’il me reste encore « Littérature comparée », lundi. J’ai évité du regard le micro-onde où la gelée marron s’est lentement transformée en déjections quasi diarrhéiques.


Je n’ai pas pu attendre que Maman soit partie travailler. Cependant, je crois que je m’en suis bien sortie. J’ai renversé la fin de mon assiette sur les genoux. Une bonne façon de ne pas terminer... et de devoir prendre une douche. Le bruit de l’eau a caché celui des nausées. Ensuite je me suis vraiment lavée, en insistant sur la dose de gel douche. Pour que la ventilation électrique ait bien le temps de remplir son office, j’ai testé tous les parfums de l’étagère du haut, puis je me suis longuement maquillée. Ça cocotait dur dans la salle de bain quand Maman s’est préparée pour le boulot.

Elle est venue me dire au revoir au moment où j’attaquais la troisième fiche sur le roman indien post-colonial. Elle m’a serré contre elle. Elle ne le fait pas souvent, elle sait bien que cela m’énerve. Mais je n’ai pas réagi, j’avais si peur qu’elle se doute de quelque chose.

Enfin, j’ai eu l’appartement pour moi seule.

Je me suis précipitée sur la balance. 52,7 kilos. J’ai eu comme un vertige. Entre soulagement et désespoir. Pour les autres, mon corps, dans la glace, était encore celui de la semaine dernière. Pour moi, mon ventre encore plat, mes seins pas encore énormes, mes fesses sans plis disgracieux étaient encore presque supportables. Presque. J’ai essayé de me rassurer : mon état ne se voyait pas, ma honte était encore un secret...mais pour combien de temps ? La suite était trop inéluctable - déjà trois kilos perdus en moins d’une semaine - pour que, quelque part, je ne désire pas y être déjà : au moins les choses seraient claires.

Je suis repartie étudier. Cela n’a pas duré longtemps. Brutalement je suis retombée quatre ans en arrière. Mes quinze ans m’ont submergée. J’ai pleuré mais j’ai pris le paquet de BN acheté à midi et j’ai couru à la cuisine. Rageusement, j’ai trempé un à un les biscuits dans le verre-doseur - cinq décilitres - rempli d’eau. Je les ai gobés l’un après l’autre sans m’arrêter.

Des années que je n’avais pas fait ça, des années pour me faire croire que j’en avais fini avec les BN. Pour en arriver là. Pour y retourner plutôt !

Pourquoi ?

Je savais trop bien qu’il n’y avait pas d’autre réponse que d’avaler cul-sec la bouillie restante dans le verre-doseur.

Ce qui m’a permis de vider une fois de plus mon estomac sans avoir recours à mes doigts. J’y viendrais, je le savais, mais pas tout de suite. Et cette toute petite victoire s’est ajoutée au trouble bonheur de m’alléger.

Je suis restée hébétée un moment, et puis, comme je sentais que ça « remontait », je me suis récitée à haute voix le sketch de Florence Foresti sur les femmes qui se trouvent toujours trop grosses et qui finissent par s’envoler. Ça m’a fait rire. J’ai récuré les toilettes et toute la salle de bain. Du sol au plafond, comme on dit. Les carrelages étincelaient quand je me suis rendue compte que je transpirais de partout. J’ai dû reprendre une douche. Même une salle de bain ne peut pas rester propre !

J’ai quand même réussi à arrêter de pleurer : le cumulus était vide et l’eau froide m’a bien calmée.

Je suis retournée dans ma chambre. Là, j’ai pris une nouvelle feuille et j’ai griffonné en plein milieu et en utilisant toute la place que j’ai pu :


(repas)

La porte s’ouvre,

Le gouffre bée,

Il pleut.


(toilettes)

Acide et triste,

Trop encombrée

De boue.


(minuit)

Ne pleure pas,

Ecoute en toi

La mer.


(toilettes)

Ma transparence,

Contre la faim,

S’acharne.


Il n’y avait qu’un titre à mettre à cela. Je l’ai ajouté avec mon stylo plume à encre rouge. Pour endiguer les larmes, j’ai fait la petite fille : j’ai tiré un bout de langue rose et je me suis appliquée aux pleins et aux déliés. J’ai longuement examiné le résultat : Anorexie. Le « n » était surdimensionné. J’ai failli retourner à la salle de bain, mais j’ai respiré à fond et j’ai réussi à résister. A la place, j’ai ajouté :


(Enfin !)

Silence…


en bas de la page.


Puis je me suis couchée.


(suite)




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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 06:30

Vive les mariées !

Dominique Guérin


Je suis vieux.

Mais il ne se passe pas deux jours sans que je traîne mon pliant jusqu’au cagibi du couloir. L’exercice me dérouille les genoux. Tourner la clé me désengourdit les doigts. Ouvrir la porte me fouette le sang. Je me pose le fessier sur la toile tendue et j’enclenche la remontée du temps. Je rajeunis au fur à mesure que mes yeux escaladent les étagères. Il est rare que je sois seul. J’ai un fidèle public d’octogénaires mal dégrossis : des hippopotames dans mon expo de faïence.

- peuh ! grince Michel, t’aurais dû v’nir à Munich avec nous z’autres. T’en s’rais pas r’venu.

Excursionner avec notre Club du 3ème âge ? Non merci. Je supporte pas ce groupe d’ulcéreux ulcérés… Ahanements et récriminations : très peu pour moi. Pourtant le musée du Pot de Chambre aurait sans doute mérité que je fasse une exception. Tant pis, j’avais qu’à lire le programme.

Droit dans ses croquenots Michel m’asticote, l’embonpoint dominateur. L’excès de bière lui a poiré le bide. Il cligne de l’œil. Un tic chiant car je sais jamais si c’est du lard ou du cochon.

- T’rends compte, y’en a même un avec la tronche d’Hitler au fond.

Michel a raison, j’ai l’air de quoi avec mes cinq bourdalous vierges maintenant que la bande a pu admirer les pièces rares en porcelaine peinte du ZAM ?

Voici ma modeste collection détrônée par deux mille vases de nuit décoratifs.

- Juju Sagnol en sortant d’là il a pissé sur un lampadaire pour rigoler. Tiennard nous a tous engueulés. Paraît qu’les teutons z’aiment pas les blagues à la française.

J’admire Tiennard. Trimballer cette bande de péquenots à travers l’Europe est une gageure, pas une sinécure. Mais il récidive chaque année. J’vais pas le plaindre non plus. Grâce à cette corvée culturelle, il voyage gratis.

- J’suis pas d’humeur Michel. Je t’raconte ou tu décampes. L’musée d’là-bas il est pour tout le monde et n’importe qui. Ici, y’a que les pots de chambre de nos mariées. Tiens, la Martine. T’as dansé à sa noce. Ses cheveux flambaient. Electriques qu’y z’étaient. T’en pinçais pour elle.

Mon pliant est à portée de pots. J’en saisis un. Blanc avec une anse ronde. Michel se tait. Sa pomme d’Adam bouchonne entre deux plis du cou. Je lui raconte Martine. Sa préférée.

Mais elles sont là toutes les cinq : les filles de 1924.

Etiennette la douce aux mains calleuses. Claudine si joyeuse que la vie aurait dû lui sourire. Hélène qui rêvait de la ville mais avait épousé Bernard. Martine belle à croquer pour nous, les gars de 1924… Croquée par Jean, un fermier plus âgé, et assignée aux pis laiteux, queues en tire-bouchon et autres plumes d’oie. Michel renifle, son œil cligne et cligne.

Je ne m’écoute pas raconter. Mon regard est rivé sur le pot du haut. Moins nu que les autres à cause du sparadrap qui le rafistole depuis le jour où il a chu de mes mains tremblantes. Le pot de chambre de Léoncia. Dans lequel j’ai bu le vin blanc mélangé au chocolat fondu des petits déjeuners nuptiaux, il y a quelque soixante ans déjà. Hier !

Les filles de 1924 ont fait mentir les statistiques : même Jean est encore de ce monde. Tandis qu’elles… J’ai obtenu leurs reliques mariales en m’improvisant conteur. Maris et amoureux en redemandent.

Mais le bourdalou de Léoncia a toujours été mien.

Je n’en parle jamais à haute voix : je lui parle avec mon cœur.

 

 

 

Petite histoire : Il y a quelques jours, j'ai branché "Potatam", un texte provenant d'un jeu d'écriture du forum A vos plumes ! .  Daniel Fattore, ayant joué lui aussi,  a rebondi en publiant  sur son blog "Quand les pots de chambre auront des dents". Et voilà, que Dominique Guérin autre laronne de ce jeu, est venue nous faire un petit coucou. Je n'ai pas pu résister, je lui ai demandé l'autorisation de publier son "Vive les mariées !" .  Merci Dominique !


Rappel : la consigne était : écrire un texte de 3000 signes (1 page) contenant les mots : "hippopotame", "sparadrap", "pot de chambre", "lampadaire", "plume d'oie", "embonpoint" et "gageure".

 

 



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Published by Macada - dans Textes courts
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 13:42



Guerre

Paroles et voix : Silane
Musique : Olivier Sébastien



Tout a commencé  une nuit de février:
Petite fille pleurait à l’ombre, à l’ombre
De sa maison, sa maison dévastée
Par une guerre longtemps programmée.

Tout s’est fini, tout s’est fini un soir,
Morte dans ses bras, la petite lueur d’espoir.
Sa vie sur l’heure d’heureuse est devenue sombre.
Mais n’y a-t-il plus que les bombes, le noir ?

Refrain :
Une histoire de la réalité, laissez-moi vous la raconter,
Cette impuissance désespérée, est-ce que vous la comprendrez ?:
N’avez-vous jamais vu quelqu’un souffrir, sans forces pour résister ?
N’avez-vous jamais vu un homme mourir sans y être prêt ?

La petite fille a grandi, a grandi,
Avec dans son cœur une flamme de rage.
L’enfant s’est transformée en vraie femme,
Elle a changé jusqu’au fond de son âme.

Elle se bat maintenant pour la paix, pour la paix ;
Elle est enfin devenue vraiment sage ;
Et grâce à sa force et à son envie
Le monde entier pourra espérer.

Refrain :
Une histoire de la réalité, laissez-moi vous la raconter,
Cette impuissance désespérée, est-ce que vous la comprendrez ? :
N’avez-vous jamais vu quelqu’un souffrir, sans forces pour résister ?
N’avez-vous jamais vu un homme mourir sans y être prêt ?

Refrain 2:
Une histoire de la vérité, laissez-moi vous la raconter,
Cette impuissance désespérée, deviendra-t-elle du passé ?
Toutes nos voix pourraient nous sauver, tout changer, en chantant la paix ;
Votre seule voix viendra vous sauver, et vous permettre d’être vrais.




Petite histoire : Silane n'avait pas encore 15 ans quand Olivier Sébastien lui a proposé de mettre des textes et une voix sur sa musique.  Vous pouvez  trouver d'autres réalisations de ces deux complices, ICI.
Silane est aussi
une habitante de l'Antre-Lire et y a publié plusieurs nouvelles.



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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 12:05

 

 

Gare à moi !

Michel Vanstaen


     L’escalator m’emmène au niveau supérieur. Il a une fâcheuse tendance à avancer par à-coups, ce qui rend encore plus oppressante la chaleur collée à la peau. Je regarde alentour. Ce ne sont que visages dégoulinants, inondés de sueur. Certains coulent comme des lambris humains. Je dépose mon sac sur la marche supérieure. L’air que je respire est brûlant, sec et sans saveur. Je laisse mon regard errer au hasard. Les tags sur les murs ont un air blafard. Subitement, je me demande comment ils s’y sont pris. Les escalators ne sont immobiles que lorsque la station est fermée. Des artistes doublés de funambules courant sur les mains courantes, peut-être ! Quoi qu’il en fut, nous arrivons au terme de notre ascension. Et tout ce joli monde se déverse dans le hall frémissant de voyageurs, de partants, de revenants.

Je me laisse guider par le tumulte environnant. Un méli-mélo intense de femmes, d’hommes, d’enfants, de tout âge, de tout sexe, de tout en un, de toutes les odeurs, de toutes les frayeurs. Un énorme maelstrom d’énergies à l’état brut, un cloaque de sentiments refoulés, de dégoûts irrémédiables. Je me sens envahi, exacerbé à fleur de peau, noyé de tous mes blocages volant en éclats. J’oblige mes pieds à rester collés au sol, à ne plus bouger. Je ferme les yeux. Les vents de mon cerveau se chargent d’évacuer les parasites. Je me sens mieux. La pression sur ma poitrine se fait plus légère.

Je m’avance vers les quais. La nuit tombe à l’extérieur, lentement, sans échéance. L’intérieur semble préservé ; tant de lumières font illusion. Les longues rames sont au repos, engluées sur les rails, infinis rubans métalliques comme pour amadouer le bout du monde. Je ne peux empêcher mon esprit de s’aventurer le long de ces sentiers modernes de l’aventure, d’iriser l’infini de courses folles, libéré du poids de toutes les pesanteurs. De la pluie fine au soleil écrasé, ce ne sont qu’éphémères pour ces lames d’acier lancées à toute vitesse.

Des voix serpentent sur des chemins de courants d’air, se frayant un passage dans les interstices du vacarme environnant. Quelques mots arrivent indemnes à mon oreille. « Provenance de…quai…2 …espérons…voyage bon ! » ou quelque chose dans le genre.

Le poids s’abat de nouveau sur mes épaules. Etrange comme les gens se déplacent sans aucune souplesse. On dirait que leurs corps ne sont pas en corrélation avec leurs cerveaux, qu’il existe un décalage que leur instinct est incapable de sublimer. J’ai l’impression que si je ne bouge pas, je vais m’engluer. Mon dieu, que ces quelques pas sont lourds. Néanmoins, le bien-être est imminent. Encore un, deux ! Mes enjambées sont plus fluides. Et en même temps mon esprit s’affine. Mon environnement se fait plus perceptible. D’abord violent, puis profondément limpide ! Je m’insinue dans une autre dimension de mon univers, serein mais vigilant, à l’écoute du moindre chuchotement. Je me retrouve à proximité des guichets. Un mélange de voix s’approprie mes neurones. Les sons sont d’une clarté étouffante, les mots se prolongent le long des murs comme un ballet d’ombres chinoises. Instinctivement, je m’éloigne ! Quelque part, le mot « danger » brille de mille feux.

Mon allure s’est accélérée, mais sans même voir où je vais, je ne heurte personne. Une rame s’impose devant moi, terrifiante dans son armure médiévale mais rassurante dans cette immobilité en attente. L’idée me prend de me hisser à l’intérieur, rien que pour ressentir. Mais le personnel m’en interdit l’accès. Pas maintenant, ce n’est pas l’heure, allez prendre un café au buffet. Pourquoi pas !

Les tasses sont alignées comme de pauvres débris d’un autre monde. Le liquide qui coule dans ma gorge est chaud et revigorant. Jusqu’à la dernière goutte.

Je replonge dans le hall, dans cette danse du n’importe quoi savamment orchestrée. Je me paralyse. Les choses ont changé, évolué, sont différentes, mais seulement en préambule d’autres changements. Je porte la main à mon front. De la sueur, de la chaleur, de la vie ! Je souffle abondamment et respire plus calmement. Je me contente d’observer. D’abord, je romps le charme qui m’attache au troupeau. Du plus profond de mon âme, je quémande l’horizon illimité de ma solitude. Je ne suis plus là, mon décor est ailleurs. Je peux ouvrir les yeux. Tout est si étrange, les gens marchent, courent, sillonnent l’espace en s’appropriant le temps, en devenant eux-mêmes ce temps qu’ils compriment, qu’ils repoussent, qu’ils rejettent. Même l’inconscience de leurs gestes ne les étouffe pas. Les murs ont un contraste d’immobilité, mais seulement en apparence. Ils se déplacent sur d’autres harmoniques, communicant entre eux sur d’autres silences. Les rails qui s’élancent, comme les cordes de ce gigantesque instrument, s’accordent d’eux-mêmes au gré des vents nocturnes. Les rames ne bougent pas, mais par contraste, en sont plus impressionnantes. En réalité, en vérité, en fuite ou en construction, je ne sais pas. Mais cela a son importance, je le pressens comme le sensibilité au bout de mes doigts. Je reprends mon errance. Je me sens fluide, agrippant le moindre son telle une sonde d’éternité. Les hauts parleurs sonnent faux, comme si les voix devaient traverser la sombre étendue de marais putrides : « Leee… en…diirectiioon…dee…là-baas…partiira…iiccci !!! ». Aucune importance. Imperceptiblement les rames se rapprochent de mon regard, anesthésiant les perspectives, détruisant quelques dimensions au passage. Elles passent un accord tacite avec la vie, un emprunt de quelques heures. Je m’éloigne des quais. Mes pas me ramènent vers la sortie du métro qui crache indéfiniment son lot de gens venus de la terre, des « déterre gens ». J’ai les mains moites. La salle d’attente ! Je l’avais oubliée. Un refuge, quelque chose qui annihile la venue de la terreur. Je la sens, genèse de mes cauchemars, visage de mon oubli. Mes pas me portent, me tirent inexorablement vers le salut. Je franchis la porte et m’effondre sur un banc. A peine quelques regards, même pas curieux. Tant mieux, je ne suis pas en état de monter sur scène. Mon coeur se rappelle à moi, batteur déchaîné frappant ses caisses du fin fond des temps. Il faut…Je le sais ! Mais quoi ? Je n’en ai que l’instinct, tellement infime que je ne peux m’en saisir. Les murs ! Merde, pas ici ! La même impression de déplacement indicible, et pourtant tout est à sa place. ET POURTANT ! Je dois me concentrer sur quelque chose, revenir à la réalité, celle d’avant, celle d’il y a quelques minutes, celle d’avant la venue des siècles. Le sac à main ! Oui, c’est çà ! Un vulgaire sac à main, un génial sac à main qui va me prendre la main et me sortir de ce trou. La dame est concentrée sur sa lecture, autant pour moi. Mes yeux extirpent de ce sac le sel de la vie de tous les jours. Le temps du dehors, des bus remplis, des magasins bondés, des rues avenantes et des avenues rutilantes. Rien que le quotidien cultivé aux arômes de la dépendance. Je dois me fondre, devenir partie intégrante de ce sac. Mon univers se situe là, pour l’instant et pour les quelques qui suivent. Je ne demande que çà ! Mais, au moment où je plonge dans les plis du tissu, une avalanche de signes à l’état brut me tétanise le regard. Un resserrement de la conscience, un étau me broie le cerveau, comme si je renaissais, mais le passage est si étroit. Cela fait si mal. Je meurs, je vis, qu’est-ce que j’en sais ! Stop. Comme c’est arrivé, c’est reparti, me laissant dépité, épuisé, ravagé. Je me relève tant bien que mal et me met à errer au hasard, les gens sont devenus flous, désincarnés. L’horizon ne se borne qu’au reflet de mes mains. Mes jambes sont lourdes et ne me déplacent que par la force de l’habitude. Une lueur orangée se déplace de long en large devant mes yeux. Les murs, le sol en font étrangement parties. Les rames, au loin, si loin, semblent aux aguets, sereines dans leur attente millénaire. Mes souvenirs sont vagues, quelque chose émerge de ma mémoire, luttant pour accéder à ce fatras d’existence. Je pose mon sac et m’assieds par terre. Aussitôt, mon corps me remercie. Je mets l’accent sur ma respiration, je la veux stable, unie. Doucement, imperceptible maintenant, l’orangé disparaît, ne laissant de son étreinte que la vision de la réalité, de celle que je connais. Je ne sais qui remercier, mais c’est de bon coeur. J’ignore si je marche ou si mon corps est à l’arrêt. Curieusement, cela n’a aucune importance. Comme si la gravité avait pris ses aises sur les ailes de l’inconscient. Je suis perdu et retrouvé à la fois. Du regard, je fais le tour de la gare. De la normalité dévorée au mythe de l’irréel, affublé de dimensions subtiles à tendances suicidaires. Les gens existent comme en surimpression, évanescents, intangibles. Le reste est en déplacement perpétuel, ceinturant l’horizon immédiat de centaines de mythes disparus. Je ne sais où aller. Je m’aperçois que la dimension sonore a disparu. Depuis quand ? Quelle importance ! Je me noie dans le silence. Je regarde partout, à la recherche de je ne sais quoi. Et soudain, je la vois, immense dans l’éphémère, pleine à en éclater. Sa lumière envahit inexorablement les moindres sanctuaires des ombres. J’ai envie de m’agenouiller, non par respect, non par crainte, presque par hasard. Je suis paralysé, toutes mes cellules sont en attente. Je la regarde. Non, elle me regarde, sphère intemporelle, un temps pour moi. Ses cratères se soulignent de coups de crayons magiques. Je perçois des détails que l’oeil humain ne peut supporter. J’ai si mal ! Le temps s’est enfui depuis longtemps. L’orangé l’a remplacé, guidant les murs, peuplant les voies, subjuguant le néant. De je ne sais où, un souvenir se fraye un chemin de torture. Ils existent ! Tout peut leur devenir. Loin des légendes, enjambant le temps et les mythes, ils nous observent et nous ignorent. Jusqu’à ce moment ! Cachés derrière les raideurs de nos civilisations, nous croyant à l’abri, que de naïveté dans nos gestes. Ils peuvent exacerber le rationnel jusqu’à l’holocauste, se métamorphoser dans le vivant, dans la matière, dans toute matière. Les murs ont disparus au rythme d’une danse folle, les gens sont, ne sont pas, ne sont plus. Elle est là, seule, unique, immobile, s’appropriant l’espace et les douleurs de tous les temps. C’est moi qu’elle regarde ! Et les murs n’en peuvent plus de me lacérer de leurs éclairs. La gare n’est plus. Elle leur ressemble. La lune est omniprésente, elle est leur symbole, leur signe, leur futur. Le monde des garous existe depuis bien avant l’avènement de la pensée. Il ressurgit pour lui-même. Il porte son sourire en guise d’éternité. Et les rames, si proches, me déchirent de leurs crocs. La douleur est un fétu de paille, la peur comme seule existence. La gare ! Pourquoi ? J’ai mal ! j’ai mal ! j’ai mal !

 

Je sors de l’ignominie du cauchemar. J’ouvre les yeux sur le bleu éperdu du jour. Pourquoi tous ces gens autour de moi ? Pourquoi suis-je nu ? Et pourquoi tant de sang sur mes mains ?

 

 

Petite histoire : Michel est l'un des habitants de l'Antre-Lire. Ce texte y est "à paraître" mais d'autres s'y trouvent déjà...

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 10:57

 


Potatam

- Potatam, Potatam ! clame l'Affreux quand j'arrive chez sa nouvelle Tatie.

- Hippopotame ? suggère celle-ci (gentiment, mais on entend tout de suite que ce n'est pas la première fois).

Mon frère se fige, fronce les soucils. Ca va barder. Mais il me voit et son visage s'éclaire d'un coup.

- Plume D'Oie ! crie-t-il hilare.

Pour une fois, mon surnom d'ancien poids plume à embonpoint de rachitique (l'humour de ma mère n'est pas toujours du meilleur goût) ne me fait pas grogner. J'essaie quand même de prendre un ton railleur :

- Pot D'Chambre ! (Ben, quoi ? Je ne vais tout de même pas renier ma propre mère, non ?)

Tatie tique alors j'explique :

- C'est rapport qu'il mange n'importe quoi, y compris ce qu'il laisse dans son pot.

Mais l'Affreux est déjà revenu dans le vif du sujet : il essaie de fouiller dans mes poches d'anorak.

- Potatam ? demande-t-il plein d'espoir.

Je marmonne :

- J'l'ai pas.

***

J'ai eu beau prendre mon temps pour expliquer à la nouvelle Tatie qui est Potatam, pourquoi Plume D'Oie ce n'est pas mieux que Pot De Chambre, lui faire répéter trois fois comment s'est passée cette première journée avec l'Affreux (« Vous comprenez, mes parents, ils vont vouloir tous les détails. »), là, maintenant, je n'ai plus que deux lampadaires pour dire à mon petit frère ce qui l'attend à la maison.

Ou plutôt ce qui ne l'attend pas.

Allez, je plonge (enfin, je m'accroupis).

- Dis Frangin...

Il se concentre. Il sait que "Frangin", c'est sérieux.

Je commence.

- Tu aimes Gageure ?

(Gageure, c'est l'abominable matou qu'on a loué avec la maison, il y a une semaine.  C'est moi qui l'ai caressé le premier mais c'est bien sûr Maman qui lui a donné ce nom. Ca la fait marrer, mais, moi, je ne suis pas vraiment convaincu. Beau Minable, c'était mieux, tout de même.)

- Vi.

- Gageure, il fait pipi partout et ça pue, non ?

- Vi.

- C'est pourquoi Gageure est dans le garage maintenant.

- Vi.

- Et où t'as mis Potatam, hier soir ?

- Potatam ? s'exclame-t-il plein d'espoir et je sais qu'il vient de décrocher.

Mais je continue quand même.

- Potatam était dans le garage cette nuit. Avec Gageure.

- Pipi ?

Ben, si, qu'il suit finalement.

- Pire ! Gageure a pris Potatam pour un rat. Il l'a...mangé (décapité en fait.).

- Potatam ? Potatam !

Et voilà, il se met à hurler et part en courant vers la maison.

***

C'est insoutenable un petit frère qui cherche partout son doudou en sanglotant. Alors je finis par craquer et je l'emmène à la cuisine. Le cadavre en deux morceaux gît dans la poubelle (je ne savais pas quoi en faire en attendant les parents.). De voir la réalité en face, ça le calme d'un coup, le frangin. Il regarde, il regarde. Et puis, soudain, il se détourne. Incroyable, il est d'un zen ! Il quitte tranquillement la cuisine. Il ne va quand même pas jouer comme si de rien n'était ? Ah, ben, si j'avais su, je ne me serais pas fait autant de mourron toute la journée, moi !

Non, il ne joue pas : le voilà qui revient. Il a quelque chose dans la main.

Du sparadrap ?!

 

 

Petite histoire : Ce texte a participé à un jeu organisé par le forum d'Ecriture et Partage (transformé aujourd'hui en A vos plumes ! ). Il s'agissait d'écrire un texte de 3000 signes (1 page) contenant les mots : "hippopotame", "sparadrap", "pot de chambre", "lampadaire", "plume d'oie", "embonpoint" et "gageure".

Il est paru dans l'Antre-Lire (le site) en février 2007

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 13:33



  Je suis censée écrire une critique intelligente et suggestive sur mon dernier coup de coeur en lecture. A savoir le blog de Marie-Christine Buffat.
Sauf que, chez moi, ce genre d’exercice est comme le saucisson, soit je l’abhorre, soit je l’adore : des fois, rien que l’odeur et j’ai la nausée, des fois c’est tranche sur tranche et on ne peut plus m’arrêter. Attention, hein, c’est l’exercice critique qui me donne cet effet-là, pas le contenu des seringues, pompes et autres ganglions de la Piqûre. C’est bien parce que mes réactions épidermiques aux textes de Marie sont plutôt de type « frissons longs » que « boutons rouges » que j’ai décidé de vous en causer.
Mais quand même, c’est dur aujourd’hui. En plus, je ne sais pas vraiment faire. Si je vous raconte que Marie est une pro des champignons et qu’elle est capable de sentir l’odeur d’un sureau en plein Paris, j’ai un peu peur que vous l’imaginiez hallucinée (mais quelle idée de donner un tel nom à un blog et d'y parler champignons !). Et je ne pense pas qu'apprendre que ses fistons jouent à se balancer dans les ronces ou qu’elle a rencontré un ange dans un train, va vous faire comprendre que si, si, sa tête a l’air d’être à peu près sur ses épaules.
Peut-être que je peux vous dire à quel point elle arrive à transmettre les émotions et les sensations ? Ah, mais ça je l’ai déjà fait : « frissons longs » j’ai dit plus haut. Bon, ça ne fait pas de mal de le répéter après tout.
Donc les histoires de Marie font frisotter mes poils de bras. Ce qui, pour moi, est possible et agréable, en particulier parce qu'elle a aussi le bon goût de ne pas y ajouter les violons. Vous savez, les point sur les « i » pour expliquer ce que le lecteur doit ressentir... et qui riment avec nunucheries. Pas de ça chez Marie.
Une piqûre et à vous de découvrir ce qu'il y avait dans la seringue.

Le blog de la Piqûre et autres démangeaisons
ici

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 12:47


Le billet de Laurence

Laurence est assise à la deuxième table à gauche de l’entrée. La troisième aurait été préférable : elle est dans l’angle du mur et de la vitrine, on s’y sent moins exposé et on y voit tout aussi bien la rue. Seulement, elle est occupée par un ballon de rouge et un vieux à casquette écossaise dans les tons gris. Hier, Laurence l’aurait épié à la dérobée. Elle lui aurait inventé une vie d’ouvrier - de contremaître, à cause de la qualité de la flanelle du couvre-chef - un veuvage déjà ancien et trois copains pour jouer à la belote, quelque part dans un autre bistrot - pas celui-ci, trop fréquenté, qui doit plutôt servir d’étape à une promenade quotidienne. Ce matin, elle a autre chose à rêver. Bien autre chose !
D’ailleurs, elle a le coeur qui bat à cent à l’heure. Elle dirait même plutôt cent dix, cent quinze. Parce que cent, elle a l’habitude et ça ne l’essouffle pas autant. C’est à cause de l’hypothyroïdie ; « l’hippopotamie », comme elle l’appelle. Une plaisanterie qu’elle n’a encore partagée avec personne, alors que cela fait quinze ans qu’elle trimballe ses trente kilos de trop et sa tachycardie. Dans ses bons jours - aujourd’hui en est un ! - elle remercie l’inaptitude du cachet quotidien de thyroxine à réguler ses formes et ses palpitations. Ainsi, personne ne peut deviner à quel point elle se sent malingre, et son coeur s’émoustille à la moindre émotion.
Cependant il ne serait pas raisonnable de boire le café qu’elle vient de s’offrir à la place du chocolat habituel. Rien que d’en humer l’arôme et de caresser des yeux le camaïeu de beiges de la mousse compacte, son rythme cardiaque a augmenté de quatre ou cinq battements-minute. Malgré son manteau et son foulard pliés sur le siège à sa gauche, malgré l’hiver maussade derrière la vitre, elle sait qu’elle est toute rose et qu’elle transpire. Quand elle travaillait encore, ce genre d’état attirait le regard de ses collègues. Commisération, pitié, dégoût. De toute façon, elle partait aux toilettes cacher sa honte. Depuis qu’elle est à la retraite, personne ne la regarde plus - même quand elle est bien en vue à la deuxième table. C’est étrange mais quelquefois son travail lui manque.
Pas aujourd’hui ! Ah non, pas aujourd’hui alors qu’elle respire un bon coup et se décide enfin à ne plus tourner autour du pot - autour du rêve ! Elle se détend enfin, ferme à demi les yeux pour mieux voir, et imagine ce qu’il se passe à deux rues de là...

Quelqu’un trouve le billet. Est-ce un homme ? Une femme ? Qu’importe ! Il s’est approché de la devanture de « Geneviève Lethu » pour admirer le ravissant tête-à-tête en porcelaine fine ; la grande tasse vert pomme pour monsieur, la rouge framboise pour madame, toutes les deux veinulées d’or, trônant sur leur sous-tasse assortie où flambe délicatement une petite cuiller au manche voluté de vermeil. Soudain, la personne a remarqué le billet, sur le rebord de pierre où s’enchâsse la vitrine, à l’abri de la pluie et des pieds des passants. Elle a été intriguée par le caillou qui empêche le feuillet de bristol de s’envoler. Un galet de la lointaine mer du Nord ; souvenir du seul voyage organisé par le comité d’entreprise que Laurence ait jamais fait. C’était il y a vingt ans au moins. Il fallait partager à deux les chambres d’hôtels et madame Chaudun, la chef de service, était la seule autre célibataire. Une grande femme imposante, en plus d’être cadre. Or, à l’époque, pas d’hippopotamie pour contrebalancer une telle présence ! La mer et la plage brumeuses sont les seuls bons moments que Laurence a ramenés d’Ostende. Elle les offre avec plaisir à l’inconnu/e qui... oui, vient de soulever la pierre, a compris qu’elle venait de bien loin et l’empoche pour l’examiner plus tard. Car, tout de suite, c’est le billet qui retient vraiment son attention. Il est tenu délicatement du bout des doigts pour ne pas être froissé. Il est tourné et retourné, admiré. L’invitation est lue, plusieurs fois. L’invité/e lève la tête, sa silhouette au sexe oscillant pivote sur elle-même pour s’assurer que ce n’est pas une blague, recommence avec, cette fois-ci, le vain espoir d’apercevoir celle qui lui fait ce cadeau. « Patience ! Mais, oui, Monsieur, Madame, ce rendez-vous est pour vous. Pensez à la bonne soirée qui s’annonce. Venez ! »

***

Laurence est arrivée très en avance. Un long moment, elle a scruté les personnes autour d’elle. Les petits groupes d’amis qui se retrouvent en parlant fort, les couples plus discrets qui chuchotent des commentaires sur la décoration, les solitaires, comme elle, qui attendent leur rendez-vous. Il y a eu un homme à la vieillesse distinguée qui l’a longuement regardée en souriant. Elle n’a pas osé bouger et, au moment où lui s’y décidait, une jeune femme l’a hélé : « Papa, je suis là ! J’ai retrouvé tes lunettes, elles étaient juste tombées dans la voiture. ». Laurence a détourné les yeux. Elle a décidé que toute cette foule qui grossissait de plus en plus devenait un peu oppressante pour son hippopotamie. Elle s’est réfugiée dans les toilettes.
Là, elle a contemplé les deux billets qui lui restent. Les numéros D59 et D63. Son invité/e s’assiéra à la place D61, elle en bordure d’allée, en D63, le fauteuil vide D59 les isolera des autres spectateurs. Ainsi, tout le théâtre saura qu’ils/elles sont ensemble. Et c’est ensemble qu’ils/elles regarderont « Le  lac des cygnes ».

Quand la seconde sonnerie retentit, Laurence se glisse hors des WC. Les lumières sont déjà éteintes, une ouvreuse la guide vers sa place en éclairant la moquette épaisse et cramoisie avec une lampe de poche. Le fauteuil à ses côtés n’est pas occupé. Il reste trois minutes avant la fermeture des portes. Plusieurs centaines de battements de coeur pour émietter son  rêve...



* ce texte est paru dans l'Antre-Lire (le site) en avril 2008

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 11:38
Salut,
Moi, c'est Macada. Je lis, j'écris, je lis, j'écris, je lis, j'écris,... etc... et des fois je publie. Ce que j'écris, ce que j'ai lu, ce que j'ai écrit sur ce que j'ai lu.
Je publie à différents endroits mais surtout à partir du fauteuil à coussin orange sur lequel je suis assise maintenant.  Autrement dit sur internet, et plus précisément dans l'Antre-Lire.
Normal c'est mon site (un site, pas un blog) et j'en suis le comité de lecture. Je peux y mettre tout ce que je veux, y inviter d'autres auteurs, progresser en html, php, photoshop. Il est vachement bien réfléchi, structuré, achalandé, visité, référencé, congratulé, et tout et tout (Ben quoi ?  y'a mieux ? Je voudrais vous y voir, moi !)

N'empêche qu'il lui manque une cuisine à cet Antre.
Un endroit où on peut vraiment boire un café virtuel à plusieurs et parler de plein de choses (sans conséquences structurelles et phpéiques, notamment ;-)).
Un endroit où vous pouvez commenter, suggérer, rebondir, proposer un texte, une illustration, une critique de livre ou de site...

Ce blog, par exemple ?

Bises

Macada

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Published by Macada - dans Divers
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 09:42


LES AUTEURS DE L'ANTRE-LIRE


Les auteurs contemporains

Alpero ••• Sébastien Ayreault ••• Azarian ••• Reine Bataillou ••• Anthony Boulanger ••• Joëlle Brethes ••• Marie-Catherine Daniel ••• Célia Deiana ••• Jean-Philippe Drécourt ••• Santiago Eximeno••• Jacques Fuentealba ••• Sergio Gaut Vel Hartman  ••• Dominique Guérin  ••• Audrey Jordan ••• Delphine Kilhoffer ••• Janine Laval ••• Isabelle Makowka ••• Rafael Marin Trechera ••• Scylliane Mohan ••• Peïo••• Isabelle Pozzi ••• Claude Romashov  ••• André Samie ••• Silane ••• Thérèse Tinturier  ••• Michel Vanstaen ••• Xavier de Viviés


Les auteurs du temps lontemps  

Alphonse Allais  •••  Hans Christian Andersen ••• Guillaume Apollinaire ••• Paul Arène ••• Charles Baudelaire  •••  Anatole France ••• Joris Karl Huysmans ••• Guy de Maupassant •••  Octave Mirbeau ••• Raoul Ponchon ••• Paul Verlaine •••  François Villon



Les auteurs contemporains


Alpero

Sur le forum du Bateau-Ivre, Alpero se présente ainsi :

"J'aime écrire (prose et poésie), ce qui implique que j'aime aussi imposer mes écrits à de pauvres lecteurs.
Tant pis pour vous.
"



Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Des mots sont revenus... (poème), A quoi bon... (poème), Centre du monde... (poème), Bousculé (poème), Dans un cadre (poème),  La verte (poème),  Mon village gris (poème), Copié ? (poème).


sebayreault.jpg


Sébastien Ayreault

Poète, nouvelliste, auteur-compositeur-musicien (groupes : John Barleycorn ; Ayre rock),...



Biblio :

• Poèmes et textes en revue : Microbe (n° 24, 28, 29, et 40) // Remue-Méninge (34)// Décharge (126)// Gros Texte (16) // Noniouze (15)// Gorgonzola (n°9, 13, 14 )// Traction-Brabant (n°21, 25, 27)// La Page Blanche (41)// Le Manoir Des Poètes // Liqueur 44 (76)// Comme En poésie (32)// Poezibao (article sur la poésie)// Vassilia ( site érotique) // Dissonances (n° 14, 15)// Le Chasseur Abstrait (n°40, 41, 42, 44)// L'Oeil de Fennec (n°265, 266)// ...

• Disques (de John Barleycorn) : Le détroit de Suzie blue (2003), Entrechocs (2004)

• Clip (de Ayre Rock): Lea's song, Canal+


Son siteAyre Rock


Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
T'aimes pas mes chaussettes (texte très court), Elle vient le matin (texte court),Un arc et des flèches (texte court), La voiture de mes rêves (texte court).



azarian.jpgAzarian

Nouvelliste, poète ("si les lecteurs me le concèdent.").

Modérateur du forum littéraire Les Songes du Crépuscule


Son siteAu Chaos d'Azarian


Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Pied qui croyait prendre (nouvelle), Conte du soir montagnard (histoire jeunesse).



reinebataillou180.jpgReine Bataillou

Poète de la vie quotidienne, y compris celle des recoins sombres trop souvent esquivés.


Son siteLe blog de reinette,


Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Samedi soir (poème en créole).



anthonypt.jpgAnthony Boulanger

Nouvelliste, webzineur en chef du 
Codex Poeticus

Biblio : Il a déjà pas mal de publications hors l'Antre-Lire mais va-t-il trouver le temps d'écrire sa biblio ? ;-)

Site : habitant de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : Les Oiseaux-Brume et les Tigurins (nouv.),Retour à la page blanche (nouv.), Rouge et bleu (nouv. SFFF), La dispute (texte court)



joellebrethes.jpgJoëlle Brethes

Auteur de nouvelles, contes, romans, il arrive même à Joëlle de voir jouer ses pièces de théatre et de gagner des prix de poésie.

Biblio : voir son site,
wikipedia et la bibliothèque de l'Association Infini :  Un(e) auteur(e), des nouvelles

Site : Joëlle Brethes

Publications sur le blog de l'Antre-LireTête de Turc (nouv. SFFF),  La rupture (nouv. litt. gen.), Attention : virus (nouv. litt. gen.),
Le mainate du corbeau... (nouv. litt. gen.), Mauvais choix (nouv. SFFF).



MCDphotoargemmios.jpgMarie-Catherine Daniel

Nouvelliste, poète, bêta-lectrice et auteur 
CoCyclics  (collectif d'auteurs/relecteurs de l'Imaginaire francophone)





Biblio
: entre autres...

Les cornes de Petit-Bison, album jeunesse, Argemmios Editions, 2011 (à paraître)

 • « Triple totem », nouvelle in anthologie Chants de totem, Argemmios Editions, 2011 (à paraître)

• « Café, olives et rhumatismes », nouvelle in revue  Borderline, n°17, 2010

• « Le robot malade », nouvelle in anthologie jeunesse  Il était 7 fois, Argemmios Editions, 2010 

• « La Belle au train dormant », nouvelle in revue (canada) Virages, n°53, 2010 
• « Papillons et limaçons », nouvelle in revue (canada) Virages, n°52, mai 2010
 • « Je suis ton souffle », nouvelle, in revue Les hésitations d’une mouche, n°48, mars 2009
• « La Caverne des centaures mâles », nouvelle, in anthologie
Les héritiers d’Homère, Argemmios Editions, 2009
Enfants du 20 décembre 1848, 7 poèmes illustrant l’exposition éponyme de peintures et sculptures de Rieul Pade, Espace Culturel et Artistique, Saint-Benoît de la Réunion, 6-26 décembre 2008.
• « Le rêve de la Terre », nouvelle, 6ème Prix Calipso 2007, in recueil
Sens dessus dessous, Asso. Calipso, 2007
• « Lettre à mon enfant à naître », poème, Prix du Printemps des Poètes de l’Université de la Réunion, cartes postales, 2007.
• « Forum Dominique », in anthologie
Sans Dominique Fixe, M2 Editions Paris-Sorbonne, mars 2007
• « Domini cane », nouvelle, in anthologie
Sans Dominique Fixe, M2 Editions Paris-Sorbonne, mars 2007
• « Mauvaise herbe », histoire pour enfants, Illustrations : Eléonore Zuber, CD multimédia édité par et pour l’association IDEE (Logiciels éducatifs adaptés multi-handicaps), 2006
• « Je suis l’enfant de honte, je suis l’enfant de haine », poème, Prix du Printemps des poètes de l’Université de la Réunion, cartes postales, 2005.
L’ombre des fumées, recueil de poèmes, Editions Saint-Germain des Prés, 1983. (Epuisé)

D’autres  textes parus ou à paraître  (
Onirismes - Trivaers - Plume à la main - Codex Poeticus - Projet Transition - AudioLivres.net - Le Blog de Magali Duru - ...).

Sites : "Marie-Catherine Daniel, auteur", le blog et le site de l'Antre-Lire.

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : comme c'est mon blog, je me taille la part du lion, et ça ferait long de tout lister. Voici mes 3 préférés : Le Rêve de la Terre (nouv.), Lettre à mon enfant à naître (poème) Nano et Rana, une histoire de louveteaux (histoire à partir de 7 ans)



celiadeiana.jpgCélia Deiana

Auteur

Sites : fraizochocolat
  et aussi sur  FictionPress

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :  Un petit bistrot (nouv.), L'évaporée (texte court)



jpdrecourt.jpgJean-Philippe Drécourt

Auteur, scénariste (écrit en français ou en anglais)

Site : Jean-Philippe Drécourt


Publications sur le blog de l'Antre-Lire : Improvisation (texte court),   Colère (texte court),  Etrange canopée (texte court), Zen (texte court), Impalpable (texte court)



 santiago.jpgSantiago Eximeno

Auteur hispanophone (traduit dans l'Antre par J.Fuentealba)

Llevado por un evidentemente exacerbado sentido del egocentrismo, registró su apellido como dominio -en fin, tampoco es que existan muchos otros Eximenos por allí- y se dedicó a la ardua pero gratificante tarea de compartir su creativa existencia con los demás.


Biblio
: A aller voir sur son site...

Site : Santiago Eximeno

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :  Je vis dans ton placard (brève), Eux (brève), Le parapluie (brève).



Jacques Fuentealba
jacques.jpg
Nouvelliste. Poète.

Collabore à la revue fantastique Borderline.
Traducteur de nouvelles (
espagnol-français, et pour ses propres textes français-espagnol)

Biblio : entre autres...
Recueils
Invocations et autres élucubrations, recueil de brèves et autres nouvelles courtes, Ediciones Efimeras , 2008 (disponible gratuitement en ligne : ici )

Nouvelles
• L'appel du cor, in Fée divers n°2, 2008
Trop de paperasse ! , in Esprits Mutants - seconde génération, anthologie,  éditée par Club Présences d'esprit, 2007
Baku , in Borderline n°8,  2007
Requiem de pierre, in AOC n°6, 2007
• Rise and Fall of Bianca Nera, in Lunatique n°75, Eons, juillet 2007
• Epilogue, in Black Mamba n°5, janvier 2007
• Jamais après minuit, in Black Mamba n°3, juillet 2006

Plusieurs publications de poèmes dans le fanzine fantastique Reflets d'ombres

Site
Un coin de ciel entre Salem et Midian

Publications sur le blog de l'Antre-LireZen attitude (brève), Jusqu'à ce que l'amore nous sépare (brève), On rigole pas avec les étoiles (brève), Elucubration sans titre 1 (brève), L'autre moitié (texte court), ... (cf en particulier la catégorie Textes très courts )



Sergio Gaut Vel Hartman
sergio.jpg
Nouvelliste hispanophone. 

Editeur. Directeur de la revue  Sinergia.

Biblio : énooorme !
On peut trouver quelques unes de ses nouvelles - en ligne - traduites en français dans
la bibliothèque de l'Association Infini :  Un(e) auteur(e), des nouvelles

Site
Sergio Gaut Vel Hartman

Publications sur le blog de l'Antre-LireTrajectoire (brève),
Le déguisement (nouvelle)



Dominique Guérin

Nouvelliste intermittente et concouriste occasionnelle pour le plaisir d'écrire et d'être lue

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : Vive les mariées (texte court), Un rêve chasse l'autre (texte court).



audreujordan.jpgAudrey Jordan

 Nouvelliste.
  Fondatrice et rédactrice du webzine Nuits d'Almor

Biblio :

Les yeux fermés,  in Le quidam n°11 ,  l'olibrius céleste, 2008 (lisible ici ).
Elle s'écrit,  in Mort sûre n°3 , 2006 (téléchargeable ici ).

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : : Elle s'écrit  (nouv.).



DK.jpgDelphine Kilhoffer

Delphine Kilhoffer écrit des choses variées et inutiles - donc essentielles - sous forme de romans, nouvelles et pièces ; elle chronique l'actualité théâtrale pour le magazine 
Culturofil.net  ; elle corrige des manuscrits pour diverses maisons d'édition. On la dit un peu sorcière, mais aucune preuve formelle n'a pu encore être fournie. Vous pouvez la retrouver sur son site.

Site : Le blog littéraire de Delphine Kilhoffer

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : La fin du film (nouv.)



ninjapeinture.jpgJanine Laval

Ecrit des poèmes, crée des
écrimages

Biblio
: Entre autres ...
Recueil
Palindromes, recueil de poèmes, Edition Poêtês, 2007

Sites : Bric à brac et  aussi  habitante de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : Il neige des plume de colombe (poème et son illustration),
Froids sont les murs (poème et son illustration)



reinemebd.jpgIsabelle Makowka (alias la reine Mebd)

Nouvelliste



En quelques mots : Née en 1962, vit depuis toujours dans le sud de la France avec son mari et ses deux enfants où elle exerce le métier d’institutrice spécialisée. En plus de ça, s’occupe d’une exploitation agricole de vignes et d’oliviers. Le contact avec la terre est pour elle essentiel, c’est également l’occasion de prendre du recul, de se réaliser autrement avec toute l’humilité que la nature nous impose.

Occupations : Quand il reste du temps ! La course à pieds, la lecture et, depuis très peu de temps, l’écriture. C’était une envie de longue date qu’elle s’est décidée à explorer, avec une première nouvelle en 2009. La porte vient juste de s’ouvrir…


Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Les migrateurs (nouvelle)



  rafaelmarin.jpgRafael Marín Trechera


Romancier, nouvelliste, scénariste BD, traducteur (anglais vers espagnol, notamment d’Orson Scott Card) (il est, lui, traduit dans l'Antre par J.Fuentealba)

.


Bio et Biblio
: En bref ? Rafael est tout simplement une pointure de la Science-Fiction espagnole.
Vous pouvez en apprendre plus :
ICI


Site : Crisei : La bitácora de Rafael Marín 

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :  Fourre-toi ça dans les circuits (brève).



feepaume3.jpgScylliane Mohan
En quelques mots : s'attache à transformer ses émotions en poèmes sous perfusion de caféine. S'initie à l'écriture de textes et de poèmes du domaine SFF (science-fiction, fantasy) avec le collectif des Oiseaux de Feux et de cendres. Travaille en ce moment sur un livre portant sur l'art-thérapie.

Parutions dans le
Codex Poeticus, le journal à Sajat et bientôt le webzine On vit, on parle.

Site : Opalescence

Publications sur le blog de l'Antre-Lire
: Au croisement des impossibles (poème),  Mensonge nocturne (poème),  T'écrire (poème).



lunejour100.jpgPeïo

Poète



Publications sur le blog de l'Antre-Lire
: Les peurs d'Anaïs (poème).



contisa.jpegIsabelle Pozzi

Conteuse, écrit des nouvelles, des contes et des poèmes


Sites : Isabelle Pozzi et  aussi  habitante de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire
: Femme l'une (poème), Mémoire de louve (texte court)



clauderomashov.jpgClaude Romashov

Je suis née en 1951 réside à Marseille depuis 15 ans, suis artiste peintre. Le démon délicieux de l’écriture m’a attrapée par les pieds depuis quelques années seulement. Depuis je taquine un peu la rime mais écris surtout des nouvelles.



Biblio :
Elle a deux nouvelles primées au concours de l’ACLA à Antibes en 2007 et 2008,et deux nouvelles policières primées aux concours de la MEL à Marseille. Plusieurs textes en ligne et publications dans des fanzines.
Aller voir, par exemple, ses textes sur  Bonnes Nouvelles ou ses poèmes chez  Francopolis

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
La belle échouée (nouv. SFFF) Les amants gigognes (nouv. SFFF) La belle des profondeurs (nouv. SFFF)



tristeplume.jpgAndré Samie (alias Tristeplume)

Nouvelliste

Biblio : entre autres...
• plusieurs nouvelles dans les 'zines de l'
Armoire aux épices .

Site : habitant de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Raoul et Lucette (nouv. SFFF), Borg le Barbare (nouv. SFFF),Promenade en forêt (nouv. SFFF), Le vétéran (nouv. SFFF), Le général (nouv. SFFF), Jeff Laraclure (nouv. SFFF)
(Voir aussi ses micro-nouvelles dans Textes très courts)



  silaneantre.jpg
Silane
 Ecrit des nouvelles et des chansons (et les chante !)

Sites
Muse et SED et aussi habitante de l'Antre-Lire (le site).

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Avril (chanson), Et si, un jour, le cours du temps avait été changé (nouvelle), Guerre (chanson), Fille à marier (nouvelle)




Thérèse Tinturier

Ecrit des comptines et des poèmes

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Souricette (comptine).


michelvan.jpg Michel Vanstaen

Ecrit des nouvelles, des poèmes, des chansons (il joue très bien de la guitare :-))

Site : habitant de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire : Y a-t-il un dieu dans l'ascenseur ? (nouvelle), Dis papa, dis maman, c'est quoi vivre ? (nouvelle),Semence (poème),Gare à moi (nouv. SFFF), Si on l'appelait la ville (nouv. SFFF), Tu as toujours été trop tard (poème)



 
xaxiertete.jpgXavier de Viviés

Nouvelliste



Biblio
: entre autres...

Nouvelles
• Si la mort ne s'en mêle pas, in Pourquoi pas.., anthologie, Editions La passe du vent, 2006
Nous ne sommes pas de Carrare , in La même longueur d'onde, anthologie,  Christophe Chomant Editeur, 2008
Mon papy Pierrot , concours de nouvelles A bout de souffle, revue en ligne Mauves en noir,  2008

Site : habitant de l'Antre-Lire (le site)

Publications sur le blog de l'Antre-Lire :
Geneviève, Andriaka et le vieux tamarinier (nouv.), Si la mort ne s'en mêle pas (nouv.), Un grand type avec une gueule de tueur (texte court)





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