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  • : 'zine littéraire - Lecture (sur le web)- Ecriture - Auteurs et textes en tout genre et pour tout genre (humains, enfants, poètes, loups, babouks...)
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 14:30


Aaaaaaargh !


Aaaaargh ! A un moment ou un autre, j’avais dû faire une fausse manip’ avec mon appareil photo.

Qu’à cela ne tienne, je n’avais aucun mal  à me transformer moi, il en serait de même pour l’hirondelet.

Et clic-clac, je lui ai redonné son apparence habituelle.



- ...

- Pas tout à fait, a commenté sobrement la cigogne.


J’ai réessayé.



- Il y a du mieux, c’est un oiseau, m’a encouragée l’écureuil.


Clic-clac



- Un peu trop jeune, non ? a craqueté doucement la cigogne.


Clic-clac, clic-clac, Clic-Clac, CLIC-CLAC








-STOOOPPPP !!! a hurlé Gazou-gazou. J’suis quoi là ?

- Une pie ? s’est avancé l’écureuil.

- Un pigeon ? a suggéré la cigogne.

- Un pigeon-pie ? ais-je proposé d’une petite voix.

- Tope-là, je prends ! a tranché Gazou-gazou. Les copains ne vont pas en revenir !

 


FIN

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 05:37


Au village humain

 

Il ne nous restait plus qu’à fouiller le village humain.


Pour cela, j’ai adopté un aspect plus urbain.

- Un peu lent ! s’est exclamé vivement l’écureuil.

- Très joli, a dit la cigogne avec une lueur dans les yeux.

- Oups !

J’ai ravalé précipitamment ma bave et j’ai essayé autre chose.

- Tu sais voler maintenant ?

- Humph... et une punaise ?

- Bonne idée, ont approuvé mes deux copines.


Et les recherches ont repris.


« Gazou-gazou ! Gazou-gazou !  GAZOU-GAZOU ! » appelions-nous du ciel, des murets et du sol.


Enfin...

Une petite voix a fini par répondre.

- Piou piou, je suis là. Sur la terrasse. Je n’arrive pas à m’envoler.


Mais nous n’avons pas été les seules à repérer l’oisillon.


Vite, vite, je me suis transformée.


Le chat s’est enfui à toutes pattes.


Nous nous sommes précipitées sur Gazou-gazou pour lui faire un câlin.


Seulement... Il y avait un autre problème.

Gazou-gazou n’était plus un hirondelet.

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 07:02



Dans la Montagne aux Biches


Quand la cigogne a su ce qui nous amenait, elle a lancé un appel de recherche sur tout le territoire de l'Etang, avec son bec télégraphique.
En quelques minutes les réponses sont arrivées : personne n'avait aperçu Gazou-gazou.
Devant notre désarroi, la cigogne a pris les choses en aile. Elle a organisé les recherches.
Nous irions d'abord à la Montagne aux Biches.
Elle scruterait le ciel :



L’écureuil fouillerait les arbres et les arbustes.




Je m’occuperais du sol.


Quant à l’hirondelle, il devait retourner surveiller ses enfants restants.




Les recherches ont donc continué dans la Montagne aux Biches.

Nous avons croisé des canes qui partaient à l’Etang.


- Bonjour. Avez-vous vu un hirondelet ?
- Non, nous n’avons pas vu d’hirondelet.

Nous avons croisé des vaches qui marchaient au pas de charge.


- Bonjour. Avez-vous vu un hirondelet ?
- Non, nous n’avons pas vu d’hirondelet.

Nous avons croisé des daines qui n’avaient jamais vu de guenon magot.



- Bonjour. Avez-vous vu un hirondelet ?
- Non, nous n’avons pas vu d’hirondelet.

Et nous avons croisé une biche (ah, tout de même !).


- Coucou. Avez-vous vu un hirondelet ?
- Non, je n’ai pas vu d’hirondelet.


Découragées et fatiguées nous avons fait une pause. Nous en avons profité pour réfléchir et c’est comme ça que l’évidence a fini par nous frapper : Gazou-gazou ne pouvait pas être ici.
Il n’y a que des femelles dans la Montagne aux Biches !


(A suivre)
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 07:26

Gazou-gazou a disparu


Nous nous sommes installés au bord de la piscine.

L’hirondelle s’est baignée et j’ai admiré sa technique (photo 3 en 1).


Puis nous avons causé des enfants. L’écureuil n’en avait pas, l’hirondelle en avait quatre.


C'est à ce moment-là que nous avons entendu des appels en provenance de l'écurie voisine. C'est là qu'habite l'hirondelle et c'est un de ses petits qui criait :

"Papa, papa (l'hirondelle est un monsieur), Gazou-gazou a disparu !"

Nous nous sommes précipités...


Effectivement, dans le nid, il n'y avait plus que trois petits.


Gazou-Gazou est resté introuvable.

Son père nous a expliqué que c'était un hirondelet très aventureux. Il avait dû profiter de la sieste de ses frères et soeurs et de l'absence de son père - Ah, les mômes ! On se prend un moment pour soi et zou, voilà ce qui arrive... - pour s'essayer à son premier vol.

Il fallait le retrouver avant qu'il ne lui arrive des bricoles.


Nous avons commencé les recherches du côté de l'Etang des Cigognes.

La sitelle torchepot que j'étais ne sachant toujours pas voler, j'ai pris la forme d'une grenouille pour traverser l'étang.


Bien sûr, en abordant l'autre rive, j'ai préféré prendre une apparence moins appétissante pour les cigognes.


Bien m’en a pris, les cigognes étaient en plein repas !


Nous avons appelé Gazou-gazou en vain, puis l’écureuil nous a menés chez une amie.


(A suivre)
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 08:52

Invitation


A la demande de Delphine Kilhoffer, pour expliquer à la rédac' de Dautenbon comment j'ai raté son anniversaire, pour faire sourire Nathalie, Christine, Silvie, Xavier, Daniel (je n'ose pas trop citer Patrick, parce que ses photos à lui sont d'une toute autre dimension) et peut-être pour vous amuser, vous, lecteur timide ou occasionnel, copain webien ou mystérieux inconnu, je me décide à  vous raconter -  ta da ! - MES VACANCES !

Comment ça vous espériez autre chose ? Elles sont super intéressantes mes vacances !  Regardez :


En juillet, j’ai sauté la mer qui sépare l’hiver austral de l’été boréal et me suis retrouvée dans l’antre parental.

Un magnifique cadeau m'y attendait : un appareil photo ! Magique, bien sûr - puisque c’est papa qui offre.

Grâce au mode d’emploi, j’apprends petit à petit ses formules : une sorcellerie qui m’enthousiasme.


Avec mon nouvel appareil, j’ai réussi à intriguer un écureuil (cf ci-dessus), et, même, à le faire voler.


Pour me remercier et faire plus ample connaissance l’écureuil m’a invitée chez elle (c’est une jeune dame).

Mais j’étais trop maladroite et lourde pour monter à son arbre. Alors j’ai consulté le manuel de l’appareil photo et me suis transformée en sitelle torchepot. Seulement, pas moyen de me faire voler moi !

J’y suis donc allée à pied.


L’écureuil m’a encouragée durant toute l’ascension.


Enfin, j’ai atteint son nid.



Du haut du nid, il y avait une très belle vue.


Au nord, l’Etang des Cigognes :


A l’est, la Montagne aux Biches :


Au sud, un village humain :


Et à l’ouest, s’ouvrait le jardin de l’écureuil où une hirondelle est venue nous rejoindre.



(A suivre)

 




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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 07:34
(photo. DV)

MES VOYAGES MALGACHES


Il y a Sylvie,  ma coloc de bureau mais elle ne s’y pose qu'un ou deux jours par semaine. Elle est "zanatane" - je crois qu'on dit comme ça. Bref c'est une blanche dont la famille est installée à Madagascar depuis pas mal de générations. Une grosse partie de la famille de Sylvie est "rentrée" en France depuis l'Indépendance, mais pas sa mère, ni sa soeur et les enfants de celle-ci. Sylvie, elle, c'est à Fort-Dauphin qu'elle "rentre" dès qu'elle le peut. Vous comprenez, sa mère et sa soeur s'occupent de l'hôtel familial mais elles peuvent en être chassées à tout moment. Par le gouvernement, par des émeutiers, par le manque de touristes. Tout est possible à Madagascar et tout a déjà failli ou s'est déjà passé. Alors Sylvie, elle bosse ici : elle assure les coups durs et la retraite toujours envisageable.


Il y a Paul, un autre collègue à moi. On se croise dans les couloirs, une petite bise : "Ca va ?""Ca va". De temps à autre, on s'assoit dans la salle café, on fait un point professionnel : où en sont ses dossiers, où en sont les miens, ce genre de choses. Et puis, plus rarement, on se prend le temps d'une vraie discussion. Religieuse. Parce que Paul, Dieu, c'est la partie la plus importante de sa vie. Il prêche le dimanche au Marché Malgache, sa voiture est toujours pleine de petits dépliants à distribuer dans les temples, sur les étals et je ne sais trop où (mais pas au boulot !). On parle suicide et paradis. Moi, je le titille en argumentant que je ne vois pas pourquoi les petits cons qui traversent et retraversent la quatre voies en scooter, ils auraient plus droit au paradis que ceux qui vont direct au pont de Belle-Pierre. Il essaie de m'expliquer. Je ne comprends pas. Des fois, l'un de nous accule l'autre :  un temps de silence, un petit sourire. Et puis, on se ressaisit vite et c'est reparti sur le désir réel et le désir avoué. Au final, nos convictions n'ont pas bougé d'un iota : pour lui, pas de paradis pour ceux du pont, pour moi, pas de paradis pour personne. N'empêche, ça fait quatre ans qu’en dehors du boulot, on se retrouve dans un Point Ecoute. Parce que si on s'entend si bien, c'est qu'on est bien d'accord sur le principal: les utilisations non-orthodoxes des ponts et des scooters ça nous semble bien triste.


Il y a aussi Rakotomanantsoa. Je ne sais pas comment ça se prononce : les noms malgaches n'ont pas la même phonétique qu'en français. On l'appelle Rakou mais là non plus, je ne suis pas sûre que ce soit un diminutif malgache. Quand je le lui ai demandé, il a eu l'air de ne pas comprendre : il m’a juste répété que je pouvais l’appeler ainsi. Il prépare une thèse en Economie. Sa bourse lui permet de vivoter ici et de faire vivre sa famille à Tana. Mais pas d'aller la voir tous les ans. Cependant, exceptionnellement en décembre dernier, il est parti en vacances chez lui. Faut dire que, quatre mois auparavant, il lui est né une petite fille là-bas à Tana. Les quinze jours avant son départ, il rayonnait. C'est la première fois que je le voyais vraiment sourire. C'est comme ça qu'on se rend compte que l'éternel sourire de certains, ce n'est que de la politesse ! Depuis qu'il est revenu, il travaille encore plus et il est devenu presque rare de le croiser au camion-bar. Au début, je lui demandais des nouvelles de sa femme et sa fille. Dans ces cas là, il prend un air résigné de circonstance : "Oui, c'est vrai, elles me manquent" et puis il fuit : il rigole, invoque son boulot et disparaît. Maintenant, je lui parle d'autre chose et même s'il sautille un peu sur place, il s'attarde et me raconte des choses inédites. Ses furoncles aux fesses, par exemple. Parce que ça fait du bien de parler de ses soucis. Et que ce n'est pas trop difficile, quand ils ne sont pas vraiment intimes.


Je ne suis pas encore allée à Madagascar. Peut-être parce que, pour l'instant, je sais que j'y ferai de jolies photos mais guère plus. Alors, j'attends que Fatma, mon amie karane, se décide à faire le pas d'aller y retrouver ce balcon d'où elle épiait les manifestations sanglantes qui l'ont expulsée du paradis paisible de son enfance, et qu'elle m'emmène.

En attendant, je continue mon voyage dans les couloirs et au camion-bar.


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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 11:00

REGARDS D'UNE TOURISTE A MAURICE


1 200 000 êtres humains


 

 

 



 

 

Autant de chiens ?

 

 

 











D'étonnantes racines




...aériennes


... ou terrestres
















Du vent...



des bains


 

D'étranges conduites




Shiva et Lakshmi


 















De la canne ...

 



 

... et du thé

















Une fois de plus c'est passé trop vite


 

 




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