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  • : 'zine littéraire - Lecture (sur le web)- Ecriture - Auteurs et textes en tout genre et pour tout genre (humains, enfants, poètes, loups, babouks...)
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 10:03


Les poèmes sont des chansons,

Des chansons, petit patapon

Des mots pour dire, des mots pour rire,

Des mots bouffons ou bien bougons.

Bougons, bouffons, petit patapon


 

Les poèmes prennent, des fois, des airs :

Des airs de colère, tralali lalère

Des airs de dessins ou bien l’air de rien,

Des airs de mystère, tralali lalère


 

Les poèmes possèdent une âme :

Une âme de femme, pala pap pam pam

Une âme d’enfant ou de firmament,

Une âme de flamme, pala pap pam pam


 

Les poèmes sont des histoires,

Histoire de roi, histoire de rat.

De rat, de roi, tradéri déra

Des comptines aimables, des fables coquines,

Des contes d’effroi, des contes d’émoi.

Effroi, émoi, tradéri déra


 

Marie-Catherine Daniel

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:11
fenetredouble
Des mots sont revenus…


Des mots sont revenus me chatouiller la plume

Alors que je rêvais adossé au balcon

D’une bicoque immonde où je fuyais… mais bon,

Ce ne sont que détails que le soleil consume.


C’était dans la forêt, très éloigné des gens

(car ils sont la raison souvent de toute fuite).

Lors, pour devenir saint, je me faisais ermite,

Indulgent pour ma vie, pour la vôtre exigeant.


Et les mots sont venus me conter une histoire

Où la vertu n’est pas, toujours d’un seul côté,

Où les voleurs, parfois, ne sont que des volés

Et où ce n’est pas moi qui méritais la gloire.


Bien sûr j’ai refusé d’écrire ces erreurs

(Puisque je le sais bien que mon cœur est limpide)

Mais j’ignore pourquoi, cette histoire stupide

A gâché mon plaisir à jamais, j’en ai peur !


C’est beau d’être innocent et les autres, coupables.

Oh oui, ça me plaisait, et puis voilà ces mots

Qui, sans me prévenir, remuent le marigot,

Pour faire remonter ce dont je suis capable.


J’ai compris : je ne suis comme un autre qu’un « gens »

Et pas bien meilleur qu’eux, si (espérons) pas pire…

Je vis la même vie et l’air que je respire

Est le même pour tous, les bons et les méchants


Qui sont (vous le saviez ?) exactement les mêmes.

Alors j’ai pris ces mots et je les ai écrits

Afin de rappeler à tous les beaux esprits

Que la vérité vient, quelques fois, d’un poème.



Alpéro

En savoir plus ... : Alpéro .

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 10:24


Sous le banyan rêve l'enfant :
Bateau de sève, barreaux de vent.
Sous le drapeau crèvent les gens :
Rectangle blanc, barreaux de sang.


Marie-Catherine Daniel
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:13

 
Au croisement des impossibles


                                         Au croisement des impossibles
                                            Le ciel se barde d'inutile
                                         Bleu le silence au rendez-vous
                                         L'absence et puis ce feu sans goût
                                             qui blesse la bouche

                                         Comme un rythme cassé
                                         l'intrusion brutale
                                           du métanormal
                                         dans l'illusion quotidienne
                                          dans cette parade de fantômes insipides

                                         On s'accroche un sourire
                                          comme une fosse en blanc entre les lèvres
                                              l'amertume nous plisse
                                          les pommettes tressaillent à contre-temps

                                         Mais la plume, elle, ne trompe pas
                                         La plume glisse entre les doigts
                                         Les mots s'échappent
                                            fluide vital
                                          dont la trace régénère

                                         Des mots sans façon
                                            sans palissade
                                         Des mots qui percent les façades
                                         Des mots qui creusent des tunnels
                                         Au croisement des impossibles


Scylliane Mohan


En savoir plus ... : On peut trouver Scylliane sur son blog Opalescence ou par sa fiche auteur.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 09:21
A quoi bon …


« …moi je vomis en groupe
Et l’ordre et les bourgeois et l’horrifique troupe
De gens très bien pensants dont l’unique étendard
Est, sur champ de velours, une tête de lard
»

J’avais juste vingt quand j’écrivis la phrase
Et le monde pour moi n’était que noir ou blanc.
D’un coté les blessés, de l’autre les méchants.
Lors je n’imaginais la société que rase
Afin de reconstruire l’univers souriant.

J’ai vieilli désormais et je sais l’existence
Moins rigide que ça. Pourtant je n’oublie pas
Lorsque nous mangeons trop, que d’autres sans repas
Mais voulant subsister, partagent leur pitance
Dans des dépôts d’ordure avec des cancrelats.

Je n’oublie pas non plus qu’au nom des bénéfices,
Dont on les veut plus gros, on licencie des gens.
Bien sûr je m’en souviens, on nous dit que l’argent
Ne fait pas le bonheur, mais je vois l’édifice
Qu’on a construit pour lui. Je le vois en tremblant.

J’ai vieilli, j’ai changé, mais je garde, tenace
Au fond de moi l’envie de voir se transformer
Pour devenir meilleur, plus facile à chanter
Le monde où nous vivons et qui, je crains, menace
De s’écrouler sur nous qui oublions d’aimer.

Alpéro

En savoir plus ... : Alpéro .

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 06:47

Mensonge nocturne


Quand la nuit s'acharne à mentir
en cristaux de silence
Quand la chair à vif s'étire
en cercles d'impatience
Ne subsiste que l'âme tranchante
au cœur des ébats impuissants
à transcender les sens

Le venin de l'émoi
ne foudroie que la peau
Les corps chahutent
et demeurent absents l'un à l'autre
comme les bulles de savons
trop proches
soudain explosent
en gouttes iridescentes

Ne parle pas d'outre-masque
j'entends l'écho balbutiant
de tes fantasmagories
Tu ne trompes qu'étoile
en sa naïveté

Je n'attends rien du jour levant

Scylliane Mohan


En savoir plus ...

On peut trouver Scylliane sur son blog Opalescence ou par sa fiche auteur.




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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 11:03

Les peurs d'Anaïs

Par le rythme des mots, la musique du cœur,
Je viens mon Anaïs pour combattre tes peurs.
Que naisse un crocodile ou des hyènes avides,
Je les balayerai, ces monstres insipides.
 
Tu me cries tous les noms pour mieux les évoquer
Le « loup ! » ou bien le « tigre ! », qui pourraient nous croquer.
Et l’on apprend ainsi où sont tous les dangers,
Et le geste précis qui va les vendanger.

Dès lors que du néant ils s'annoncent et surgissent
Et s'avancent puissants, bardés de maléfices,
Nos têtes plongent là, pour nous mieux dérober.
Jamais, jusqu'à ce jour, ils n'ont pu nous gober.

Soudain je crie « la poule ! » « Mais elle est très gentille ! »
Tu te moques de moi, partant dans une trille.
Tu sais bien que ma peur est pour toi simulée,
Mais caresse ma joue pour bien me rassurer.

Puis tu t'amuses encore à tous les convoquer
Et nous badigeonnons, tête jusques aux pieds,
Leurs corps gigantesques, qui rendus transparents
Se fondent dans la nuit. Et tout est comme avant.

Je te jure ma fille, ô mon amour doré
Tous les risques croisés te seront peccadilles
Un geste de ta main balaiera ses broutilles
Et ton monde à jamais restera coloré.

                                           Peïo


 

 

En savoir plus ... : Bienvenue à Peïo sur le blog de l'Antre-Lire !

Sa fiche auteur : Peïo .

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:33


T'écrire




T'écrire
Ancrer ce rêve inassouvi
cette angoisse insoumise
     aussi
au creux des fantaisies diurnes

Inviter l'évasion
Nous tenant immobiles
Nous puiserions l'insouciance
au tourbillon même du monde
autour

Du ciel intense
surgirait notre escapade
sur les ailes du souvenir

Mémoire ensorcelée
Ô creuset de mes envoûtements
Envole-nos âmes
vers ce qui n'est jamais advenu
vers nos promesses intenues
par inadvertance 
ou par sacrifice

Notre passé reste à créer

Scylliane Mohan


En savoir plus ... : Bienvenue à Scylliane Mohan dans l'Antre-Lire.

On peut trouver Scylliane sur son blog Opalescence ou par sa fiche auteur.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:36


Avril

Paroles et voix : Silane
Musique : Olivier Sébastien



Avril a dans son sang qui coule,
La joie, elle rit à la lune
Son effroi, tendresse sans fin, sans fin,
Elle qui est lumière d’un été,
Chanson des grillons, volonté,
Fleurs et amours chantonnées, chantonnées.
Dévoile son sourire charmant,
Elle qui enfin n’est plus enfant
Elle est le droit même d’être libre, d’être libre.
Quand son corps danse, tourbillonne,
Et qu’elle est douceur, volupté,
Elle est Magie de la Terre, de notre Terre.

 Refrain :
Elle est fille d’Ève, Elle est fille d’Ève,
Et recherche de son chant
Son véritable amant.
Elle est fille d’Ève,
Elle est fille d’Ève,
Et elle cherche la voie, sa voie

Avril a dans ses yeux la lumière,
Elle a quitté les flammes de l’Enfer
Pour rejoindre son père le Ciel, le Ciel.
Dans cet univers de bonheur,
Elle sera là, femme éternelle
Ailes d’argent, d’or solaire, or solaire
Avril s’est donnée au Vent.
Il était son galant, amant.
La fille d’Ève est devenue mère, devenue Mer.
Elle a continué à danser,
Elle est maintenant mariée,
Elle est Magie de l’Univers, l’Univers.





Petite histoire : Silane n'avait pas encore 15 ans quand Olivier Sébastien lui a proposé de mettre des textes et une voix sur sa musique.  Vous pouvez  trouver d'autres réalisations de ces deux complices, ICI.
La fiche auteur de Silane est 
ICI

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 12:19
Centre du monde…


Centre du monde, moi ?

Meuh non… vous plaisantez…

Je ne suis rien.

Ou peut-être un pivot…

Un repère, un fanal à la flamme tremblante

Qui permettrait, parfois,

A votre humanité

De se repérer mieux…

Et c’est modestement

Que j’avance cela.

Mais,

Centre du monde moi ?

Ce ne sont pas les quelques qualités,

Remarquables sans doute,

Que je crois posséder

Qui peuvent justifier…

Non,

Centre du monde, moi ?

Enfin, si vous voulez,

Et vraiment ça me gêne…

Mais si vous insistez…



Alpéro

En savoir plus ... : Alpéro .
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